Voulez-vous venir en aide à notre oeuvre? Si oui, cliquez sur la rubrique «Activités de financement» située juste ici à gauche de votre écran. Je vous remercie à l'avance. Cliquez ici pour consulter les Archives D'un trottoir à l'autre, deux jeunes gens l'autre jour se lançaient des mots doux dans le genre de ceux-ci que j'ai retenus: «marche et laisse-moi la paix ,je ne veux plus avoir affaire à toi.» Savez-vous que, sans s'en rendre compte, ces 2 gars-là résumaient en quelques mots l'attitude de plusieurs de nos contemporains? Ne pas avoir affaire aux autres, voilà ce qu'on voudrait, mais ce n'est pas possible. La vie nous oblige sans cesse à avoir affaire aux autres; c'est une situation que plusieurs subissent, comme une contrainte. Ils rendent service aux autres parfois, par obligation, mais ils ne sont pas à leur service. Ceux qui sont réellement dévoués passent souvent pour des zélés ou pour des gens qui courent après les promotions. N'est-ce pas que «les autres», ceux qui sont notre prochain, restent toujours plus ou moins des intrus, des importuns dont il faut parfois s'occuper, mais qui dérangent quand même nos habitudes. Il y a une vérité que nous ne devons pas oublier: c'est que, dans la mesure où nous vivons en société nous sommes inséparables des autres; ils sont un peu de nous-mêmes; vouloir les oublier, ce serait chercher à sauter par-dessus son ombrage. Le carême se poursuit. Si vous constatez que jusqu'ici vous n'avez pas fait grand chose de spécial je vous suggère aujourd'hui de vous efforcer de ne pas subir les autres, mais de les aimer. Au lieu de chercher le défaut, essayez de découvrir la qualité de votre vis-à-vis. Si vous n'en trouvez pas, lancez-vous à la recherche de votre défaut à vous qui énerve peut-être tout le monde. Si encore là rien ne vous saute aux yeux, alors ouvrez vite votre dictionnaire et lisez attentivement ce qu'on dit de l'orgueil. Jean-Marie Brochu,ptre jmbrochu@videotron.ca ------------- |